J’ai vu hier soir d’une traite les 8 épisodes de la série Netflix Atypical. Autant dire que si j’en ai regardé l’intégralité sans pauses (remarquez 8 épisodes de 30 mn c’est pas énorme non plus) c’est qu’elle m’à intéressé amusé et plu.

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Mais qu’est ce que c’est Atypical ?

Et bien c’est une série US de 8 épisodes de 30mn créée par Robia Rashid et produite par Jennifer Jason Leigh, Rabia Rashid, Seth Gordon et Mary Rohlich.

Mais qu’est ce que ça raconte Atypical ?

Et bien ça raconte l’histoire d’un jeune lycéen autiste qui décide, suite à une conversation avec la psychiatre qui le suit, qu’il serait bon pour lui de se trouver une copine.

Alors comme vous lisez cette review sur Avis Geek cela signifie que vous êtes une maline ou un malin très au fait de l’actu série et vous vous dites « Mais pourquoi John Bog me parle d’une série sortie en Août, en AOUT, non mais allo quoi ?! Pourquoi pas une review sur l’édit de Nantes » ?

Ce à quoi je répondrai déjà calmez-vous et ensuite si je n’en ai parlé plus tôt c’est que je ne l’avais pas vu et si je ne l’avais pas vu c’est que j’avais un peu peur de tomber sur un truc gênant ou pas intéressant, je m’explique :

Gênant car, je m’étais imaginé au vu du pitch et de l’origine de la série que « trouver une copine  » allait probablement équivaloir « à trouver du sexe » et je redoutais un peu de me retrouver devant un American Pie avec un autiste scabreux en « rôle principal sujet de moqueries ». Ou pas intéressant dans le cas d’un portrait larmoyant d’un jeune homme face au monde auquel il n’est pas adapté. Mais venons en aux faits.

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Tout d’abord voyons un peu notre jeune autiste, Sam Gardner, le protagoniste principal, interprété par Keir Gilchrist, (jeune acteur canadien) tout à fait bon dans le rôle. Un beau jour après une conversation avec sa jeune et jolie psy Julia Sasaki interprétée par Amy Okudail décide que vu son âge, 18 ans, il lui faut une petite copine. S’ensuivra succession de tentatives d’approches ratées, de déceptions, de flirts qui tournent courts, de tentatives de se mettre en couple avec des hauts et des bas…

Mais vous êtes en train de vous dire (oui je vous vois là faites pas semblant ! ), comme pour n’importe quel jeune de 18 ans en fait ?

Et bien oui. L’autisme n’est en rien la thématique centrale de la série mais plus un prétexte scénaristique pour caractériser le personnage principal. Et c’est assez bien vu car son état d’autiste en fait d’office et à peu de frais le centre d’attention de son environnement. On se retrouve donc avec en fil rouge de la série, la quête d’amour d’un jeune homme tout à fait sympathique en dépit des symptômes de son trouble (qui n’est pas si prononcé). Ce qui laisse toute latitude  pour développer les autres personnages que sont sa famille et ceux qui gravitent autour et c’est en cela qu’elle est très réussie.

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Car, comme souvent, je remarque dans les séries originales Netflix que c’est la caractérisation, l’interprétation et le développement des personnages qui suscitent l’intérêt. Ici, prenons comme premier exemple le personnage de Casey, sœur cadette de Sam, interprétée par Brigette Lundy-Paine. Garçon manquée, sportive accomplie, look de skateuse, elle à la tête sur les épaules et met un point d’honneur à protéger son frère quitte à se mettre dans des situations délicates. Elle semble de prime abord peu encline à porter de l’intérêt au sexe opposé et pourtant quand Evan le frère d’une de ses condisciples du lycée, victime de moqueries, se met en tête de la draguer, il le fait pour de bonnes raisons et sa sincérité fait qu’elle fini par se laisser séduire. Ceci donne lieu à une romance adolescente toute simple et sans chichis (loin de Roméo et Juliette) qui je crois parlera à tout ceux qui ont eu des flirts au lycée avec une personne chère à leur cœur tant les situations entre les deux tourtereaux notamment au domicile des Gardner sentiront le vécu pour beaucoup.

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L’autre personnage très développé de la série est Elsa Garner, la mère de Sam. Interprétée par Jennifer Jason Leight, également productrice exécutive du show. 

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Spoiler

 

Une intrigue parallèle raconte l’adultère d’Elsa avec Nick le beau barman du bar du coin. Si on suspecte au départ ce dernier d’être un dragueur de cougars de première sautant sur l’occasion de profiter d’une mère au foyer saoul, il se révélera plutôt être un gros nounours frappeur de bang n’ayant pas dépassé la période lycée. Comment en vouloir à Elsa de s’être laissée tenter par ce gentil garçon à un moment où sa vie ne tourne qu’autour du « problème » de Sam. Encore une fois la série joue la nuance et trouve le moyen de sauver tous ces personnages sans faire trop de casse. Y a pas à dire, Atypical est une série gentille, c’est pas Breaking Bad.

Gentille également la petite copine  » d »essai « de Sam, Paige, interprétée par Jenna Boyd. Gentil aussi, Zahid son meilleur pote (ce cliché du typé Pakistanais dragueur et obsédé existe bel et bien aux Etats-unis ? ). Très très très gentil, le père ambulancier de Sam interprété par Michael Rapaport (vu notamment dans the very black show de Spike Lee ou Prison Break). En fait Atypical, dont j’ai beaucoup apprécié l’humour, regorge de good vibes, et cela en excédera sans doute plus d’un. Pour ma part, j’ai beaucoup apprécié que me soit proposé pour une fois une histoire positive dans laquelle les problèmes se règlent à la fin.

Parlons-en de la fin. Enfin une série qui se dispense de se sentir obligée de finir en cliffhanger. Toutes les intrigues misent en place sont résolues, toutes les portes ouvertes refermées et tout est bien qui fini bien dans une Happy End prenant place, évidemment, au bal du lycée. Ah si ! Il y a tout de même une petite note grinçante à la toute fin… mais on se doute bien que, comme un peu tout dans cette histoire, ça va se finir par un pardon et de la compréhension 😉

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Alors que conclure sur Atypical ?

Et bien que c’est une série digeste, enlevée avec un bon cast et des personnages attachants qui ne tombe pas dans le pathos malgré son sujet. J’ai lu ailleurs des gens se plaindre que la série montrait des clichés de l’autisme. Ah. Ok. Mais il ne faut pas oublier que nous parlons d’une comédie dans laquelle tout les personnages (la psy, la sportive, la geek, la mère sur protectrice etc…) SONT des clichés. Pour un film dramatique traitant du même sujet, voir Rain Man avec Dustin Hoffman ou le documentaire de 2015 d’ARTE ‘Autistes une place parmi les autres‘ . Pour les autres (que ça n’empêche pas de voir Rain Man et le documentaire hein) qui veulent passer un moment drôle et touchant tout en jetant un regard bienveillant sur les problèmes que peuvent rencontrer les personnes atteintes d’autisme, n’hésitez pas à regarder Atypical sur Netflix c’est bien cool et c’est pas très long.

Merci de votre attention c’était John Bog pour Avis Geek .

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À propos de l'auteur

John Bog
John Bog
Passionné depuis toujours d'audiovisuel japonais, de mangas, de cinéma et d'univers fictifs en général.
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