Bonjour à tous, aujourd’hui je vous donne mon avis sur le jeu We Happy Few !

We Happy Few c’est quoi ?

We Happy Few est un jeu vidéo de survie et d’exploration indie à venir développé par Compulsion Games et publié par Gearbox Publishing pour Microsoft Windows, PlayStation 4 et Xbox One. L’une des particularités de We Happy Few est le fait que sa création fut annoncée dans le cadre d’une campagne Kickstarter en Juin 2015. Le jeu a ensuite été publié en juillet 2016 en tant que “title with early access”, signifiant que le jeu est sorti avant d’être complètement fini, et tout ça pour le plus grand plaisir des joueurs ! Il devrait être publié complètement en avril 2018.

Pour faire un petit résumé de l’histoire, We Happy Few prend place au milieu des années 1960, dans la ville Anglaise fictive de Wellington Wells : une société dystopique, hypnotique et énergivore formée à la suite d’une chronologie alternative des événements de la Seconde Guerre mondiale. Les habitants de la ville cherchent à oublier la guerre et commencent à prendre une drogue hallucinogène connue sous le nom de « Joy » (joie), les rendant euphoriques, faciles à contrôler et sans aucune morale. Ainsi, les joueurs contrôlent l’un des trois personnages, qui après avoir choisi de cesser d’utiliser la drogue seront surnommés “Downer” et chassés de la ville. Le but devient donc de survivre assez longtemps pour que votre personnage tente d’accomplir quelque chose d’important et de personnel, tout en essayant d’échapper à la ville avant son effondrement social…

We Happy Few se joue donc en incarnant le rôle du personnage principal et on y retrouvera des éléments de jeu de rôle et de survie, un très bon mélange où vos actions auront des conséquences…

we happy few

« Cette action aura des conséquences… »

Les développeurs ont tout mis en œuvre pour aboutir à la création d’une histoire avec des récits forts, un gameplay qui nous donne un sentiment de paranoïa, et où vos décisions influencent et affectent les parties ultérieures du jeu. We Happy Few a clairement été influencé par d’autres œuvres qui dépeignent des sociétés dystopiques, telles que Brésil, 1984, ou encore Brave New World et a une accroche irrésistible.

https://www.youtube.com/watch?v=Wx_jzKP51U4

Mon expérience :

Tout d’abord, l’une des premières choses qui a capté mon attention dans We Happy Few est – au-delà de l’histoire – l’esthétisme du graphisme et les superbes décors : en effet, les créateurs ont vraiment réussi à créer un jeu magnifique, avec une atmosphère qui change selon les lieux où vous vous trouvez, votre état de santé ou encore votre état de sobriété. Je trouve d’ailleurs que Compulsion en général est super doué pour créer des mondes réellement beaux, comme dans leur premier jeu Contrast, et ce, malgré les nombreux bugs de celui-ci.

We Happy Few

« N’oubliez pas de prendre votre Joy ! »

Mais We Happy Few est loin de s’arrêter à de beaux graphismes et à un joli design : c’est un jeu complexe où l’histoire nous pousse vraiment à comprendre ce qui se passe et à découvrir tous les secrets de cette ville. Histoire qui est d’ailleurs très intrigante, et qui m’a personnellement accrochée dès le début. Il vous faudra déchiffrer beaucoup de side quests et de dédales pour avancer et pour explorer toutes les facettes de cet univers.

De plus, We Happy Few détient beaucoup d’éléments classiques des sociétés dystopiques. Oncle Jack me fait penser à Big Brother  et l’un des personnages principaux, Arthur, me fait aussi penser un petit peu à Winston Smith … C’est un jeu riche en références et celles-ci ne se limitent pas à 1984

Par ailleurs, les nouvelles actualisations (updates) rendent le jeu encore plus intéressant et nettement plus agréable qu’à ses premières sorties: beaucoup de choses ont largement été améliorées, comme par exemple le fait que vos stats et besoins (dormir, manger, boire) ne diminuent pas à une vitesse phénoménale comme ça a pu être le cas auparavant, et votre inventaire n’est plus plein et archi-plein après avoir collectionné plus de trois objets (j’exagère à peine…).

https://www.youtube.com/watch?v=VneD3jX0TeA

Niveau gameplay, les joueurs opèrent donc du point de vue du personnage principal, et peuvent commencer le jeu par un prologue interactif en sélectionnant leur personnage, leur permettant de passer par les événements qui se sont produits après que celui-ci ou celle-ci ait arrêté de prendre la drogue “Joy”, ils poursuivent alors leurs fuites vers la périphérie de la ville. Cependant, dans la version « alpha » du jeu, les joueurs peuvent seulement incarner Arthur. Ils auront l’option de choisir de voir le prologue, ou même de faire le choix « d’utiliser la drogue », ce qui conduirait à une des «mauvaises» fins du jeu.

We happy Few

Au-delà du prologue, les joueurs ont la liberté d’explorer le monde ouvert de la ville et les différents quartiers qui composent Wellington Wells pendant la journée et la nuit, bien qu’au début les joueurs soient limités à un district et doivent accomplir des tâches qui peuvent les aider à débloquer de nouvelles zones. Pour s’échapper et gagner la partie, les joueurs doivent accomplir une série de tâches importantes avant qu’un certain laps de temps ne soit dépassé, et que l’effondrement social soit déclenché. Le jeu propose aussi l’option de permadeath en début de partie, qui est utilisée par défaut mais peut être désactivée: ainsi, lorsque permadeath est activée, si le joueur est tué, capturé, frappé d’incapacité ou ne parvient pas à s’échapper à temps, le jeu se termine et les joueurs doivent recommencer depuis le début. Vous avez bien-sûr la possibilité de désactiver cette option si, tout comme moi, vous préférez avoir la possibilité de pouvoir continuer votre partie même après être mort.

We happy Few

Combat avec des « Downers »

Les éléments de survie de We Happy Few consistent à se fondre avec les autres et à se camoufler, en attirant le moins possible l’attention sur soi. Les joueurs devront également explorer des maisons et des bâtiments pour acquérir des objets clés (oui, oui, une patate pourrie est un objet qui vous sera nécessaire), des armes et bien plus… Il leur faudra aussi mener des enquêtes, trouver des indices, ou encore créer des objets pour certains NPC. En guise de guide, les joueurs ont accès à un journal où toutes les rencontres, documents, ou même recettes trouvées sont listés (un petit peu à la manière de The Elder Scrolls 3, 4 et 5). N’oubliez pas qu’il faut toujours faire attention aux stats Santé, Faim, Soif et Fatigue de votre personnage, qui seront affectées par vos actions.

Enfin, souvenez-vous que la quantité d’objets pouvant être transportés est limitée… Les joueurs ont cependant l’option de laisser tomber tout ce dont ils ne veulent pas, ou même de stocker des objets dans des cachettes personnelles dans les refuges. Aussi, la plupart des objets que les joueurs portent finiront souvent par se briser après un certain nombre d’utilisations, l’artisanat est donc essentiel pour la survie. Il faut alors aux joueurs être efficaces et réfléchis dans leurs choix et leurs actions.

En conclusion :

We Happy Few est un jeu que j’aime beaucoup et j’attends avec impatience sa sortie finale et complète. Les développeurs ont réellement pris leur temps sur ce jeu, mais je ne dis pas ça de façon négative, puisqu’il est clair qu’ils sont restés à l’écoute de leur « communauté », leur demandant constamment des feedbacks et répondant aux demandes. On ressent beaucoup de passion dans ce jeu qui, à mon humble opinion et feeling, a été créé avec amour et non pas avec l’argent pour but ultime, et ce, même après que le prix de We Happy Few ait augmenté (les développeurs avaient dit dès le départ que les prix allaient croître). Je le recommande vivement à tous les fans de rpg, de survie, de puzzle ou encore de graphismes esthétiques, car il s’agit là d’un jeu où vous pourrez facilement passer des heures à explorer !

We happy Few

À propos de l'auteur

Raphypie
Raphypie
Mon livre préféré ? 1984. Mon film préféré ? Cloud Atlas. Mes séries préférées ? Black Mirror et MR Robot. Dois-je vous en dire plus ?
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