Bonjour à tous, aujourd’hui une (toute) petite review sur Downsizing, que j’ai eu l’occasion de voir hier.

Downsizing c’est quoi ?

Il s’agit d’un film américain réalisé par Alexander Payne sorti le 10 Janvier 2018 en France. Il s’agit d’une fable de science fiction dans laquelle les humains luttent contre la surpopulation en réduisant leurs tailles (pour mesurer environ 12cm). Le film raconte l’histoire de ces personnes à l’origine de cette révolution ainsi que le parcours d’un homme qui va faire cette expérience.

Résumé de Downsizing et Casting

Attention, plusieurs Spoilers !

Le film démarre sur la présentation de cette « invention » assez folle de Dr. Jorgen Asbjørnsen (joué par Rolf Lassgård). Jorgen est un « utopiste », humaniste qui cherche avant tout une solution pour préserver la planète. Tout de suite, cela fait penser aux chercheurs travaillant sur le clonage ou encore les OGM. Il est difficile de cerner la folie et la moralité dans de tels projets, et surtout quels vont en être les conséquences. Le meilleur exemple est bien entendu Einstein et la bombe atomique.

Pour en revenir à Downsizing, cela démarre donc lorsque Jorgen présente au monde son incroyable découverte : il est capable de rapetisser à peu près tout organisme vivant.

Downsizing

Les premiers cobayes

Son projet est de rapetisser l’ensemble de l’humanité d’ici environ 300 ans. Ceci aura pour conséquence de réduire l’impact de l’homme sur la planète à tous les niveaux (énergétique, déchet, surpopulation, consommation,…). Une belle utopie donc, et tout à fait d’actualité dans les sujets abordés.

Premier bond dans le temps : 10 ans plus tard. Le projet commence à prendre forme malgré ses détracteurs. Les raisons du rejet sont principalement économique. En effet, plus il y a de personnes « rétrécies » plus la consommation ralentie. Et les premiers perdants sont les grandes entreprises et multinationales (industries de la construction, automobiles, logements,…). Mais il existe également une utilisation de cette invention moins prévisible : Il est devenu courant que certains conflits se règlent en rapetissant les opposants.

Mais ce contexte ambiguë n’arrête pas Paul Safranek, joué par Matt Damon (médecin du travail), et sa femme Audrey Safranek (Kristen Wiig). En effet, Paul galère dans son travail et ses revenus, bien que corrects, ne leurs permettent pas de vivre la vie qu’ils avaient toujours voulu. En rencontrant un ancien ami de classe qui a franchi le cap, Paul décide de tout quitter et de changer de vie.

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Une des rares scènes ou l’on voit un homme de taille normale à coté d’un humain rapetissé

Ils décident de tout vendre, ce qui leur permet de récolter 152 000$ et de s’installer dans un complexe dédié, où tout est fait pour les gens rapetissés : Leisureland. Et, point important, à Leisureland, 152 000$ correspondent à 12,5 millions de $, de quoi vivre la belle vie. Plus qu’un changement de vie pour des raisons « environnementales », on s’aperçoit vite que la plupart des volontaires veulent avant tout bénéficier d’une vie plus confortable.

Les 2 amoureux décident donc de changer de vie/taille, et c’est là que les ennuis commencent pour Paul. En effet, lorsqu’il se réveille de l’opération, il ne trouve pas sa femme et on apprend vite que devant l’importance de la décision, elle s’est dégonflée. On peut la comprendre, l’opération étant irréversible cela peut faire peur. C’est juste dommage qu’elle ait attendu que son mari soit en salle d’opération pour changer d’avis. Paul se retrouve donc seul, dans un monde de Lilliputiens.

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Paul arrive (seul) dans son manoir

Nouveau bond dans le temps : On retrouve Paul 1 an plus tard, seul dans un appartement un peu minable. En effet, le divorce avec sa femme l’a un peu mis dedans et il travaille maintenant dans un Call center. Pas terrible donc comme nouvelle vie.

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Paul signe les papiers du divorce

Tout ceci va changer grâce à son voisin du dessus, un mafieu serbe, Dušan Mirković joué par Christoph Waltz. Dušan est avant tout un contrebandier qui fait venir dans Leisureland toutes sortes de marchandises qu’on ne trouve pas. Cela va du Caviar au cigare, en passant par de la drogue. Etant donné qu’avec un cigare cubain, on peut faire 1000 cigares miniatures, Dušan se fait des marges énormes et vit comme un pacha. Dušan va égayer la vie de Paul, mais surtout il va lui permettre de faire une rencontre qui va changer sa vie… Ngoc Lan Tran

Ngoc Lan Tran, jouée par Hong Chau est une rebelle vietnamienne qui s’est fait rapetisser par le gouvernement qui n’en pouvait plus de ses manifestations. Elle a tout perdu et se retrouve à Leisureland sans rien, à part une jambe en bois. Mais elle n’est pas du genre à se plaindre. Du coup elle consacre sa vie aux autres, en aidant tout les laisser pour compte de cette société. On découvre alors l’envers du décors de Leisureland, où finalement, tout est étrangement similaire avec le monde normal.

HLM pour Lilliputiens

Le personnage de Ngoc Lan  est vraiment contrasté. D’une part, sa voix, son accent, sa façon de parler font vraiment mal aux oreilles. Si vous voyez le film en VO, et bien vous verrez exactement comment 90% des Vietnamiennes ou Thaïlandaises parlent anglais. Ça pique. Mais c’est surtout sa façon de voir la vie, d’aider les autres, de positiver en permanence sans s’arrêter sur les détails qui montre sa force de caractère. Ngoc Lan est un personnage attachant qui va permettre à Paul de relativiser. Son personnage est presque insupportable, très cliché, mais un cliché juste et  très bien joué.

Ngoc Lan va accaparer Paul dont les connaissances en médecine lui sont nécessaires pour aider tous ces gens qui dépendent d’elle.

Spoiler

Finalement, pour des raisons que je vais passer ici, ils vont entreprendre un grand voyage au cœur de la communauté des précurseurs en Norvège. Mais sur place, Jorgen leur fait part de ses conclusions et pour lui la fin du monde est toute proche. Ils ont donc le choix entre s’enfermer dans un bunker auto-suffisant et attendre la fin du monde, ou rentrer à Leisureland et affronter la réalité. Décision qui sera difficile à prendre. Mais Ngoc Lan,  avec sa franchise naturelle et sa façon de voir la vie va faire pencher Paul pour un retour à Leisureland. Le message est  : Quelque soit notre avenir incertain, on peut faire le bien autour de soi.

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Conclusion, mon avis sur Downsizing

Et bien j’ai passé un bon moment, on est là dans un petit film gentil et amusant. Pas une oeuvre d’art certes mais les sujets développés, la conclusion assez positive et l’ambiance générale du film m’ont bien plu. Un film que je vous recommande donc !

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