Alors dans ma recherche de pépites, je suis tombé sur :

Brawl in Cell Block 99

Qui semble très peu visionné et commenté sur Internet.

Que dire sur ce film ? Et bien qu’il est génial, sanglant, drôle, violent, sombre, … Je vais vous expliquer pourquoi, en détails.

Brawl in Cell Block 99 est écrit et réalisé par S. Craig Zahler, que je vous conseille de suivre de très près. En effet, c’est lui qui avait réalisé Bone Tomahawk, western excellent et très orignal dans son approche. J’ai l’impression que Craig Zahler a décidé de s’attaquer à tous les types de cinéma un par un, et de les démonter via des pépites. Simplicité, efficacité et qualité. Par contre, avec ce nouveau film, une autre spécificité de son cinéma s’affirme, l’ultra violence. À savoir avant de regarder.

Contexte

Tout le film tourne autour de Brad, pardon Bradley Thomas, joué par un excellent Vince Vaughn qui décidément, monte en puissance avec l’âge. On ne sait pas grand chose sur Bradley, à part qu’il a une énorme croix tatouée sur le crâne et que ça lui donne un petit air néo-nazi.

Brawl in Cell Block 99

Désolé Bradley mais c’est le début du film et tu vas en chier

Ajoutez à cela son gabarit impressionnant et sa capacité à démonter des voitures à mains nues, et vous commencerez à cerner le personnage. Mais Bradley, il a juste envie de s’en sortir. Alors quand il se fait virer de son boulot, il décide de se lancer sur le mauvais chemin. On imagine que ce n’est pas la première fois, et il sait tout de suite à qui s’adresser. Bradley va donc devenir coursier (de drogue), pour offrir une belle vie à sa femme (jouée par Jennifer Carpenter ) et à son futur koala enfant.

Manque de bol, il va y avoir un problème et Bradley va se retrouver en prison, et encore manque de bol des gens vont lui en vouloir. C’est là que les vrais ennuis vont commencer.

Sans rien spoiler, Bradley va devoir faire certaines actions pour mettre sa femme en sécurité. Commence alors une descente aux enfers magistrale.

Pourquoi ce film m’a plu ?

Alors principalement grâce au personnage de Bradley Thomas qui est fascinant. Gros dur au cœur tendre, mais c’est plus que ça. Grâce à l’excellent jeu d’acteur de Vince Vaughn, on ressent énormément d’émotions contradictoires. Cet homme à qui on devine un parcours difficile a juste envie de s’en sortir et de remplir son rôle de chef de famille. Il veut apporter protection financière et humaine à ses proches. Il veut tout simplement être heureux et tranquille.

« C’est bien simple, Brawl in Cell Block 99 écrase la concurrence. »

Autre caractéristique, Bradley est assez surhumain. Pas de super pouvoir, mais une rage assez hors du commun. Il a largement sa place dans tous les films et séries récents en tant que super vilain. Je trouve que ce film met une claque monumentale à ce qui se fait aujourd’hui, comme Punisher par exemple. C’est bien simple, Brawl in Cell Block 99 écrase la concurrence. (un peu comme écraser un visage au sol).

Brawl in Cell Block 99

Même l’affiche est classe

J’ai également énormément apprécié la pudeur de ce personnage, dans une époque où le partage d’état d’âme est une règle, la pudeur que dégage Bradley est magnifique. Pour moi, la scène où Bradley annonce à sa femme qu’il va en prison est l’une des plus grandes scènes de cinéma que j’ai eu le plaisir de voir ces dernières années. C’est à partir de ce moment que j’ai commencé à être fasciné par ce film.

Ensuite ce qui m’a plu dans ce film, c’est son second degré. Principalement dans les scènes de combats qui sont très fréquentes, mais surtout très violentes. Je suis ne suis pas un grand fan des scènes de violences au cinéma, mais dans ce film, c’est fait d’une manière presque « drôle ». On est pratiquement dans un manga ou dans une comédie. La violence est poussée au-delà du maximum et ça en devient marrant. On retrouve là, la « touche » du réalisateur.

« […]la simplicité du scénario est un modèle dans le genre »

Enfin, la simplicité du scénario est un modèle dans le genre. Le but du film n’est pas de vous retourner l’esprit, de lancer des théories, ni de twists incroyables. S. Craig Zahler démontre qu’un bon film peut avoir un scénario simple. Là aussi, on est assez à contre courant avec la tendance actuelle, qui consiste à se tripoter devant la complexité et la beauté de scénarios ultra-complexes.

Pour conclure, je vous recommande ce film. Sauf si vous avez moins de 18 ans ou que vous êtes enceinte.

 

 

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