Salut à tous Avigeekers,

Cette semaine pas d’épisode de Drangon Ball Super pour cause de marathon de Tokyo à la télé Japonaise. Qu’à cela ne tienne. Cette petite relâche forcée dans les reviews de l’anime me donne l’occasion de parler du manga dont le tome 3 – Le plan zéro humain, est sorti fin Janvier. Et même, ça tombe bien parce que ce tome, c’est tout le début de l’arc Trunks du futur Black Zamasu, qui est (à raison), considéré par une grande partie du public comme étant le meilleurs arc de tout DBS. Comme à l’époque de sa diffusion je n’avais pas encore commencé les reviews, c’est l’occasion de le traiter ici.

LE MANGA MIEUX QUE L’ANIME ?

Mais avant de commencer de parler du tome en lui-même, je voudrai dire quelques mots sur la façon dont les deux œuvres (oui deux œuvres, car pour moi le manga et l’anime sont bien deux œuvres différentes racontant la même histoire, et non deux aspects d’une même oeuvre), sont respectivement reçues par le public.

Alors il est convenu de dire que le manga est mieux, beaucoup mieux, incomparablement mieux que l’anime. Mais est-ce vraiment vrai ?

Et bien d’après moi, oui et non, pour faire une réponse de Normand, mais on va quand même essayer de détailler un peu.

Tout d’abord ça n’a pas vraiment de sens de comparer une oeuvre d’animation à un manga en terme de « mieux » « moins bien », car ce sont deux médiums différents. Bien sûr, comme les deux ont quand même pour gros point commun de consister en du dessin, on a tendance à être tenter d’appliquer la même grille de lecture aux deux pour émettre un jugement, or c’est une erreur. Erreur souvent commise dans les adaptations de manga en drama live par exemple, ou on film des scènes avec des plans identiques aux cases du manga ce qui a pour effet de créer un rythme lent, et de provoquer l’ennui du spectateur, comme j’en parle dans ma review sur le film Full Metal Alchemist.

Là vous me direz : « Mais oui mais oui mais John Bog ça n’a rien à voir, dans DBS c’est le manga qui est adapté de la série anime, il sort après. »

Alors jeune et vert Avisgeeker fougueux et gorgé de sève. Oui et cependant non. Parce qu’en fait les deux (manga comme anime), sont des adaptations de la trame de Toriyama sensei par des auteurs différents et, comme je l’ai dis plus haut, dans des médiums différents. Aussi, je suis à peu près sûr que si l’anime correspondait en tous points tel un copié/collé au manga, le rythme de l’avancement de l’histoire serait si lent que tout le monde se serait déjà lassé.

Alors oui le manga est mieux développé que l’anime, oui certaines facilités scénaristiques de l’anime sont gommées dans le manga, oui le manga ne souffre pas de baisse flagrante de qualité de dessin d’un chapitre sur l’autre et oui le manga rend compréhensible des choses qui font froncer les sourcils dans l’anime. Mais l’anime a l’avantage de bouger tout le temps, de ne pas s’endormir, de proposer du spectacle à chaque épisode, et surtout de ne pas retomber dans les vieux travers de DBZ de faire durer des échanges de quatre coups huit ou dix épisodes.

Donc oui, on peut tout à fait préférer le manga à l’anime pour de très bonnes raisons, mais ce n’est pas pour ça que l’un est forcément mieux que l’autre. Je me répète mais ce sont deux œuvres différentes. L’une, le manga, prend le temps du détail et dispose d’une ligne clairpropice à se laisser contempler, l’autre, l’anime, par sa nature même se doit d’être plus excitée et plus « punchy », quitte à ce que ce soit parfois au détriment de la compréhension immédiate de l’intrigue. Du moins c’est comme ça que je vois les choses.

Mais passons à ce tome 3 :

UN AVENIR RADIEUX

DRAGON BALL SUPER tome 3 – Le plan zéro humain débute donc juste après que Trunks ait encore débarqué du futur pour demander de l’aide à son papounet Vegeta et à tonton Goku pour aller dérouiller la nouvelle et mystérieuse menace Black.

Décidément il ne peut rien faire tout seul. Enfin si, dans son futur il a réussi à défoncer Dabra et Babidi… Au prix de la vie du Kaio Shin et de Kibito. Décidément grosse ambiance dans le futur de Trunks cosette. On sent d’entrée que l’arc qui s’annonce ne va pas rigoler.

Alors première différence avec l’anime, dans Le plan zéro humain, on voit Black observer la scène ou Dabra tue Shin et comprend que du coup Beerus est mort, et qu’il va pouvoir mettre son plan à exécution, mais on y reviendra plus tard.

Deuxième différence notable avec l’anime, pas de première rencontre Goku/Zamasu pour un petit randori de courtoisie. Ici c’est Kibito qui sert de sparing partner à Zamasu.

Ce n’est donc pas dans le manga de la faute de Goku à la base si Zamasu pète un plomb et se met en tête d’exterminer tous les mortels de l’univers. Enfin ce n’est pas à ce moment là, mais plus tard. Quand le jeune aspirant Kaioshin Zamasu constate sur GodTube, appelé en VF DyeuTube, (ma foi pourquoi pas), qu’il se met en tête que ce Goku et ses transformations folles a un potentiel qu’il serait bon d’exploiter. Et ça change beaucoup de choses car si dans l’anime on pouvait facilement attribuer à Shin la responsabilité d’un génocide juste pour avoir fait la connerie de présenter Goku a Zamasu, ici ce dernier découvre l’existence du second par lui-même, ça rend plus fluide le récit je trouve.

LE PLAN 0 NINGENS, UN GENOCIDE DANS DRAGONBALL !!!

Donc l’histoire de toute la première partie de ce tome 3, c’est comment lapprenti Kaioshin Zamasu pète littéralement un boulard et décide oklm de carrément exterminer non pas une race, non pas un peuple, non pas juste une ethnie mais absolument TOUS les ningens de tous les univers du multivers Dragon Ball.

« C’est quoi un ningen John Bog ? « 

Alors un ningen mon enfant, en Japonais, c’est un être pourvu de conscience et de parole en gros, un être humain donc, mais aussi dans le cas de l’univers de Dragon Ball tous les humanoïdes à peu près civilisés de toutes les planètes.

Alors Zamasu avec sa petite touche de fan dIndochine et son regard fourbe, je trouve son cara design trop stylé. Je ne suis pas fan des antagonistes montagnes de muscles toujours en colère. Mais au delà de l’aspect très réussit il y a surtout la psychologie du personnage. Psychologie qui fait que pour moi c’est le meilleur méchant de tout Dragon Ball. Ah j’en entends là bas au fond qui s’agitent « ET FREEZER?! ET FREEZER?! », un peu de calme s’il vous plaît je vais développer.

ZAMASU MEILLEUR MECHANT DE DRAGON BALL

Je sais que ça va en faire bondir certains, parce-que Frieza a ses fans, Cell a ses fans, et surtout Broly a ses Broly Boys qui ne voudront jamais comprendre que c’était pas un si bon perso…

Bon ceci dit, qu’est ce qu’il a de si cool ce Zamasu ? Et bien il a que pour une fois, oui pour une fois je ne vois pas d’autres exemples, l’antagoniste est doté de raisons, si ce n’est valables, au moins argumentées de semer le chaos et la destruction.

Bon, il avait bien eu les cyborgs qui étaient issus du désir de vengeance du docteur Gero mais ça n’allait pas très loin et c’était vite oublié au profit des combats, et CELL il voulait quoi derrière ? La castagne pour la castagne. Et Frieza avant lui, être méchant pour être méchant. Bref vous avez compris, depuis DBZ les méchants sont très binaires.

Tandis qu’avec Zamasu, on a affaire à une personnalité complexe, un mec qui se pose des questions. Il n’est pas sûr depuis le début du bien fondé de son envie de vouloir devenir le Hitler du Dragon World. Même si on voit bien depuis le début qu’il n’a aucune tendresse pour les ningens, et qu’il est très conscient de la supériorité que lui confère sur eux son statut de dieu. Il y a quand même un cheminement avant le passage à l’acte.

Ensuite le personnage vrille complètement et devient, dans sa forme fusionné Gatai Zamasu le plus puissant et le plus terrifiant des adversaires de la z-team (et venez pas me dire : « Oui mais heu golden Frieza ». Et le premier qui me sort Broly c’est au piquet jusqu’à nouvel ordre) qui à la fin ne sera même pas vaincu, ni le monde qu’il a mit en danger ne sera sauver, et si ça c’est pas la classe ?

LA  FORME ROSE

Et la cerise sur le pompon c’est la première apparition dans ce tome de la forme rosée de Black. Je pense que c’est ma transformation préférée de toute l’oeuvre. Déjà visuellement, parce que noir et rose ça va très bien ensemble, mais aussi parce-que le rosé quoi, comme le rosé de Provence, excellent.

En plus la manière dont elle est obtenue est bien explicitée. Black a gardé mirai Trunks en vie aussi longtemps pour s’entraîner en le combattant vu qu’il est le dernier guerrier et au final c’est le zenkai fourni par la dérouillée que Vegeta lui met qui lui permet de débloquer la transfo après que Zamasu qui n’est autre que lui-même lui ait donné un senzu. Oh je sais bien que malgré toutes les explications certains esprits chagrins crieront encore à l’incohérence, mais pour certain c’est devenu un sport, en tout cas pour moi c’est très clair.

CONCLUSION

Donc voilà, DRAGON BALL SUPER tome 3 – Le plan zéro humain est un super tome. Le trait de Toyotaro est toujours au top, je lis partout qu’il est de mieux en mieux mais je dirai plutôt qu’il ne baisse pas, c’est d’une qualité constante.

Je trouve parfois le découpage des actions un peu moins clair que celui de Toriyama, mais bon c’est le maître c’est un peu normal. Le ton général est grave mais les touches d’humour marchent à merveille, et surtout quel plaisir de retrouver ici le personnage de Mai. Personnage qui est là depuis le tout début hein, mais pas du tout à cette place. Donc Mai qui devient avec cet arc l’un des personnages féminin, voir le personnage féminin le mieux traité de l’oeuvre. Vous l’aurez compris c’est du très bon Dragon Ball, allez-y les yeux fermés (enfin les yeux ouverts plutôt c’est mieux pour lire).

Merci de votre attention c’était John Bog pour Avis Geek.

À propos de l'auteur

John Bog
John Bog
Passionné depuis toujours d'audiovisuel japonais, de mangas, de cinéma et d'univers fictifs en général.
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