Salut à tous Avigeekers, j’ai vu pour vous la série From Dusk Till Dawn adaptée du fameux film du même nom. projet alléchant, on va voir ce que ça donne.

From Dusk Till Dawn

C’est quoi From Dusk Till Dawn ?

Alors From Dusk Till Dawn est une série télévisé américaine de 3 saisons de 10 épisodes d’une durée de 43 à 45 minutes. C’est de la première saison dont nous allons parler ici. Diffusée à l’origine sur la chaîne El Rey de 2014 à 2016 et distribuée en Europe par Netflix, elle est une création de Robert Rodriguez produite par Mark MacNair.  Mais d’où ça sort From Dusk Till Dawn ?

From Dusk Till Dawn, le film

From Dusk Till Dawn

La série From Dusk Till Dawn est une adaptation du film culte qui porte le même nom réalisé par Robert Rodriguez et produit par Quentin Tarantino. Sorti en France sous le nom de Une Nuit En Enfer (parce-que pourquoi traduire From Dusk Till Dawn par Du Crépuscule à l’Aube ? Personne n’aurait compris un titre aussi complexe…).

J’ai été particulièrement marqué par ce film car je l’ai vu totalement par hasard, sans avoir aucune idée de ce à quoi m’attendre lors de sa sortie en salle à l’époque. J’avais 14 ou 15 ans (et oui Avigeekers je ne suis plus tout jeune) et j’étais allé au ciné avec ma petite copine et un copain complètement au hasard. Nous avions choisi la séance uniquement par rapport à l’affiche, il y avait Georges Clooney dessus quoi… Et quel ne fut pas notre étonnement quand l’histoire se barre complètement en couille (désolé j’ai pas d’autre mot, ceux qui l’on vu le savent), c’était jouissif.

Donc ce film date de 1996, une vingtaine d’année, et laissez moi vous dire que ça me file un coup de vieux de constater qu’il est déjà sujet à un remake sous forme de série. Comme une vieille chose poussiéreuse qu’on exhumerait d’un passé lointain pour la présenter aux nouvelles générations.

Alors OK 20 piges, c’est pas d’hier, mais quand même c’est pas non plus la préhistoire. Un remake, car c’est ce dont il s’agit plus que d’une adaptation, était-il déjà utile ? Une suite ou une tout autre histoire dans le même univers n’eut elles pas été plus opportune ? Nous verrons ça plus tard.

Synopsis

Les frères Gecko, Seth et Richard, viennent de dérober dans une banque plusieurs millions de dollars en bons aux porteur en la braquant. Il filent vers la frontière Mexicaine se mettre à l’abri et échanger les bons contre du cash à un certain Carlos. En parallèle le pasteur Jacob Fuller, fraîchement veuf, emmène ses deux enfants adolescents Kate et Scott vers la même direction avec en tête l’idée de ressouder les liens familiaux. Les premiers vont bientôt se retrouver à prendre les seconds en otages pour qu’ils les aident à passer discrètement au Mexique. Une fois là-bas c’est lors d’une halte au bar de bikers le Titi Twister, que les choses se gâtent vraiment.

From Dusk Till Dawn

Casting

La série bénéficie d’un casting pas dégueulasse du tout, mais voyons ça dans le détail :

Alors pour juger de la performance de ce casting il faut au préalable faire abstraction d’une chose et laissez moi vous dire que c’est loin d’être évident.

« Mais John Bog de quoi est-il si difficile de faire abstraction pour critiquer la distribution ? Dis moi, dis moi !« 

Et bien mon ami tout simplement du casting original. Donc on va d’abord en parler deux secondes histoire de crever l’abcès.

Evidemment le casting de la série, aussi talentueux soient les acteurs qui le composent, ne peut pas tenir un instant la comparaison avec celui du film original de Bob Rodriguez, avec comme frères Geko le grand Georges Clonney au top de sa carrière en Seth et, excusez moi du peu, Quentin Tarantino himself en Richie. Et non tu peux pas test, pas plus que Juliette Lewis, Salma Hayek ou Steve Buscemi, et je ne parlerai même pas de Danny Trejo. Voilà il fallait le dire.

From Dusk Till Dawn

En ce qui concerne la nouvelle distribution, commençons donc logiquement par les frères Gecko. Il faut bien dire que sur le coup ça fait bizarre de les voir incarnés par d’autres que Clooney et Tarantino (chhhhhhhhhut j’avais dit qu’on en parlait plus) il faut bien avouer qu’une fois accoutumé D.J Cotrona et Zane Holtz ne s’en tirent pas mal du tout. Peut-être un peu trop lisses et plus dans l’interprétation que dans la composition et l’incarnation, mais ça va ça passe.

Jesse Garcia en Ranger fait bien le boulot. J’en profite pour placer une spéciale dédicace à Don Johnson pour son cameo à rallonge plutôt savoureux.

Eiza Gonzales en Santanica Pandemium je suis pas sûr que physiquement elle correspond au rôle. Je n’ai pas vraiment été convaincu par l’intention dans son jeu.

Madison Davenport est tout à fait mignonne mais peut-être un peu trop lisse dans l’interprétation, ce qui fait malheureusement qu’on la sent plus simple cruche que jeune fille en fleur en train de devenir objet de désir.

Brandon Soo Ho se révèle être un jeune acteur plutôt attachant bien que son personnage ne soit pas très développé.

Maurice Compte est un méchant random il n’y a pas grand chose à dire.

Et je finirai par Jeff Busey, les vrais le connaissent du génial Starship Troopers. Avec sa gueule de cinéma il campe un professeur d’anthropologie déviant bien cool.

Bon, même si j’ai dit qu’il fallait faire abstraction du casting original, il y a quand même encore quelque chose à dire a son propos. Ce problème est le même que celui que j’évoquerai plus tard en parlant du scénario. Les acteurs copient au plus près possible les jeux de leurs prédécesseurs dans les rôles de l’histoire. Il n’y a donc que très peu de composition et on peut vite avoir l’impression d’un pastiche.

Scénario

From Dusk Till Dawn

Alors on ne va pas tourner autour du pot le scénario de la série se rapproche beaucoup trop de celui du film, et c’en est la cause de gros problèmes.

En effet la série commence par la scène de la station service, comme dans le film, sauf que… et bien ce n’est pas là que la famille et les frères Geko se rencontrent… donc y ont été mis d’autres personnages que les Fuller pour refaire à peu près les même dialogues! Voilà le souci, les Fuller on ne les verra que plus tard, et pour rallonger la sauce on a déjà deux personnages inutiles et superflus à l’histoire dès le premier épisode.

Et donc c’est la que le bât blesse, le scénario original du film de 1996 est presque le même que celui de la série de 2014, mais en dilué et en brodé. Et ce sous plusieurs aspect.

1. Au niveau des intrigues supplémentaires

Alors l’idée de base c’était de faire une série de minimum 10 épisodes de 45mn d’un film de 108mn. Alors ok pourquoi pas ? Il y avait matière à développer vu la fin ouverte du long métrage, mais non, il a fallu faire autrement. Refaire exactement le film en plus long. Il fallait donc rajouter une intrigue parallèle.  Seulement il aurait fallu faire une intrigue parallèle surprenante ou au moins intéressante. Et là ce n’est pas le cas. On se retrouve avec une histoire toute pétée de mayas maudits pour justifier la présence de vampires dans le bar. Alors oui c’est ça. On s’en doutait bien. Mais quand même on pouvait faire moins cliché et paresseux comme background.

2. Au niveau des sous intrigues anecdotiques

Pour que la série n’arrive pas trop vite à sa conclusion, sont également amenées au beau milieu de l’histoire des péripéties que j’ai trouvé inutiles. Par exemple, le petit copain de Kate qui se fait changer en vampire, ou l’ex femme de Seth que ce dernier essaie d’éloigner avec de l’argent. Ces passages, même si je comprends l’intention de détailler l’univers, n’ont finalement que peu d’intérêt hormis celui de prendre du temps d’épisode.

3. Le labyrinthe mental

Enfin comme prétexte à multiplier les flashbacks, il y a ce test du labyrinthe mental infligé à Richie et Seth. Tous les passages de cette sous-intrigue m’ont complètement fait sortir du récit j’avais l’impression qu’ils étaient hors-sujet.

Mise en scène

From Dusk Till Dawn

La mise en scène n’est pas dénuée de qualité sur tout le début de la série. Jusqu’à l’apparition des vampires on sent qu’elle est soignée et qu’elle essaie des choses. Il y a une volonté de styliser les actions et les dialogues.

Puis dès que l’action se déroule après la danse de Santanico Pandemonium au Titi Twister, et l’apparition des créatures, je n’ai plus du tout ressenti ça. Les effet de styles se mettent à faire clip, et les parties de genre film d’horreur dans les sous-sol sont des plus convenus.

Cependant, globalement la mise en scène reste tout à fait correcte et dynamique.

Réalisation

From Dusk Till Dawn

Pour la série From Dusk Till Dawn on peut parler de réalisation de bonne qualité quoiqu’un peu le cul entre deux chaises.

Je m’explique : L’intention est là. On sent la volonté de coller au style « film indépendant » de l’original, mais, parce qu’il y a un mais, en même temps ça fait souvent trop propre.

Il y a un certain budget ça se voit à l’image, pourtant certaines choses m’ont laissé perplexe. Quid de la casse de voiture vertigineuse derrière le Titi Twister ? Un pauvre lac d’eau stagnante. C’est un exemple mais il y en a d’autres. J’ai trouvé que la réalisation de la série, sans être mauvaise, n’était pas aboutie. Peut être faute de budget ?

Conclusion

Alors mon avis sur la saison 1 de From Dusk Till Dawn, puisqu’on est là pour ça, n’est pas très positif. Mais je vais quand même commencer par les bons cotés.

La série bénéficie d’une bonne photographie et de plutôt bons acteurs quand même il faut le dire. Zane Holtz, mannequin bogoss canadien en Richie Geko, ça le fait bien je trouve. Et si vous n’avez pas vu le film de 1996 il y a moyen que l’univers vous surprenne un peu. Voilà voilà.

Tout ça ne compense pas les grosses faiblesses du show, j’en ai déjà parlé de certaines dans la partie scénario, mais je vais maintenant parler de la principale: la lenteur ! Et oui c’est un comble pour ce genre de série fantastique censée être énervée mais c’est long, c’est long. En cause, les interminables dialogues! Les personnages n’arrêtent pas de blaguer, sans jamais effleurer la qualité des échanges de punchlines à la Tarantino. Alors qu’on sent que c’est ce que ça cherche à faire. Donc on a droit à des épisodes entiers de blabla sur les états d’âme des uns et des autres, et c’est assez pénible.

Pour finir je dirai donc que From Dusk Till Dawn est une série bavarde et souvent ennuyeuse avec tout de même des passages bien cool et de bons interprètes, mais qui n’arrive pas à être pleinement satisfaisante.

Merci de votre attention c’était John Bog pour Avis Geek.

À propos de l'auteur

John Bog
John Bog
Passionné depuis toujours d'audiovisuel japonais, de mangas, de cinéma et d'univers fictifs en général.
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