Salut à tous Avigeekers. J’ai vu pour vous le film live action de Full Metal Alchemist sur Netflix, et comme dit dans le titre j’ai pensé : « Et pourquoi pas ? ». Et bien pour plein de raisons à vrai dire, et on va voir ensemble lesquelles.

Mais tout d’abord c’est quoi Full Metal Alchemist ?

FULL METAL ALCHEMIST LE MANGA

À la base, Fullmetal Alchemist (鋼の錬金術師, Hagane no Renkinjutsushi ) est un manga dHiromu Akawara pré-publié dans le magazine Shonen Gangan entre 2001 et 2010.

Il s’agit d’un classique qui raconte l’histoire de la quête de la pierre philosophale entreprise par les frères Elric, Edward et Alphonse. C’est un hit du manga ayant déjà fait l’objet de deux adaptations en série d’animation, une en 2003 par les studios d’animation studio bones et aniplex et une seconde censée être plus proche de l’oeuvre originale (personnellement je préfère la première) Full Metal Alchemist Brotherhood en 2009 toujours par le studio bones. Mais c’est de la récente adaptation en film live dont nous allons parler ici.

https://www.youtube.com/watch?v=Q-i874Nmh9Q&t=8s

FULL METAL ALCHEMIST LIVE ACTION 2018

Full Metal Alchemist est un long métrage Japonais de Fumihiko Sori produit en 2017.

SYNOPSIS

Edward Elric l’alchimiste Full Metal recherche la pierre philosophale, seul objet qu’il pense capable de lui permettre de récupérer le corps perdu de son frère Alphonse suite à une tentative ratée d’utilisation de l’alchimie pour ramener à la vie leurs mère morte. La transmutation humaine étant interdite, les Elric ont transgressé un tabou, Ed y a laissé son bras pour faire s’incarner l’esprit de Al dans une massive armure de guerre. Au cours de l’histoire, les deux frères vont se rendre compte qu’ils ne sont pas les seuls à avoir oser transgresser le tabou de la transmutation humaine

Full metal alchemist

SCÉNARIO

Alors c’est simple, le scénario est le copié/collé du scénario de la série brotherhood dont j’ai parlé plus haut, qui elle-même colle de très près au manga. Copié/collé expurgé de tout un pan de l’histoire. En effet, l’arc narratif de Skar et de la guerre d’Ishba n’est que très vite évoqué.

Pas de scénario original donc, mais une adaptation très fidèle (trop) du manga, du case par case, comme c’est souvent le cas des adaptations live action japonaise, mais nous y reviendrons plus tard.

On peut donc douter de la pertinence de faire une adaptation live complètement identique au manga et à l’anime qui en découle. Cependant, si on arrive à rentrer dans l’histoire malgré tous les problèmes que je vais soulever par la suite, elle est bien. Les problématiques soulevées ne manquent pas de profondeur: la perte, l’absence, et le concept d’échange équivalent inhérent à l’alchimie, sont des idées porteuses de fascination. Et le traitement des Homonculus, créature issue de l’alchimie en quête d’humanité, thématique Pinocchio souvent traitée dans les fictions japonaises de Astroboy à Ghost in the Shell, est intéressant.

Donc l’histoire est bien oui, mais le scénario en lui même est quand même très linéaire et sans surprises.

CASTING

Alors comme c’est souvent le cas dans les adaptations live action de manga, la similitude dans l’apparence des personnages entre les deux mediums est bluffante, mais est-ce que trouver des acteurs qui ressemblent aux dessins de l’oeuvre originale et les déguiser fait forcément un bon casting ? Evidemment non. Et en l’occurrence tout le casting surjoue et sonne faux, alors je sais que c’est un style et que ça va avec le genre, mais quand même… Et les Homonculus n’ont aucun mais alors aucun relief alors qu’ils sont censés être dérangeants et effrayants. Mais voyons tout de même qui constitue ce casting cosplayé.

Ryosuke Yamada est Edward Elric, Tsubasa Honda est Winry, Dean Fujioka est Roy Mustang et Jun Kumimura est Tim Marcoh

Et du côté des « méchants » Homonculus : Lust est interprétée par Yasuko Matsuyuki, Glutonny par Shinji Uchiyama et Envy par Kanata Hongo.

Si le Glutonny et la Lust ne sont pas trop mal, le Envy perd tout ce qui faisait son charisme dans l’oeuvre originale, et d’une étrange créature androgyne perverse, on passe à un simple ado gothique.

Homonculus

DES PROBLÈMES DE RYTHME

Quand j’ai lancé le film, ça partait bien. Scène similaire à la scène d’intro de Full Metal Alchemist Brotherhood dans les rues de Central ça augurait du bon. Mais bien forcé de constater que tout le budget effets spéciaux a été concentré dans les cinq premières et cinq dernières minutes. Le reste du temps ? Et bien le métrage s’enlise, traîne en longueur. À force de se contenter de prendre des compositions de cases du manga pour les filmer, le film devient statique et s’endort.

Ce défaut est dû à une très simple raison : Un film n’est pas un manga. Le cinéma est un art du mouvement, là où la BD , le comic book et le manga sont des arts de lellipse enchaînant les plans fixes, que l’imagination met en mouvements. Quand on applique l’enchaînement de composition fixe du manga sur pellicule, on obtient un résultat certes fidèle, mais soporifique.

Full Metal Alchemist en film live a au moins le mérite de démontrer que la fidélité totale à l’oeuvre originale n’est pas un gage de qualité pour une adaptation de manga, 20th century boys et Deathnote en sont d’autres exemples. Même si les fans la réclame ce n’est sans doute pas une bonne idée de la leur donner, plutôt qu’un minimum de vision d’auteur.

LES ADAPTATIONS ACTION LIVE AU JAPON

Au japon, beaucoup de séries d’animation à succès ont droit à leur adaptation en film live. De qualité variable ils ont pour constante (ce qui m’a toujours impressionnée) de caster des acteurs dont la ressemblance avec les personnages dessinés est saisissante. Et encore dans Full Metal Alchemist ce n’est pas le plus évident, certains personnages diffèrent quand même un peu.

Mais pour vous faire une idée Avigeekers curieux, je vous recommande de voir le film 20th Century Boys adapté du manga du même nom, voyez plutôt :

CONCLUSION

Pour conclure, à moins d’être vraiment un fan hardcore de Full Metal Alchemist ou un fan de cosplay, il n’y a pas grand intérêt à voir Full Metal Alchemist en live action. Préférez lui les séries. Plus complètes et plus belles, mieux rythmées, elles valent le coup d’être vues, et comme le film n’en diffère pas d’un iota autant s’en passer.

Quelques scènes pourtant sont plutôt réussies. La scène d’ouverture en met plein les yeux, la scène où Edward parle à la chimère met très mal à l’aise, et la scène finale n’est pas dénuée d’émotions.

Je ne m’attarderai pas sur les costumes qui font franchement déguisements.

Je conclurai en disant que même si vous aimez Full Metal Alchemist, cette adaptation risque fort de vous paraître ennuyeuse, et si vous ne connaissez pas et souhaitez découvrir la franchise, commencez plutôt par la série d’animation de 2003.

Merci de votre attention c’était John Bog pour Avis Geek.

À propos de l'auteur

John Bog
John Bog
Passionné depuis toujours d'audiovisuel japonais, de mangas, de cinéma et d'univers fictifs en général.
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