Justice League, film de Zack Snyder, (Watchmen, Man Of Steel Batman V Superman) se colle ici au film que l’on pourrait qualifier de film ‘origin story’ non pas d’un super-héro mais de la Justice League.

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Film US, produit par DC enternainement, Warrosner B., Atlas Enternainement et Dune Entertainement dure 120mn. Il est scénarisé par Chris Terrio et Josh Whedon (débauché de l’univers Marvel mais nous y reviendront) et réunia un casting de standing :

Les personnages de Justice League

Ben Afflek (c’est le chef de bande, enfin c’est lui qui en a eu l’idée), malgré les appréhensions que suscitèrent à l’époque l’annonce de sa reprise du rôle de la chauve-souris vengeresse, campe un Bruce Wayne / Batman dont la carrure athlétique, la haute taille, le menton carré et une certaine finesse de jeu et de calcul de ses effets assoient la crédibilité.

Même en passant après la remarquable performance dans le rôle de Christian Bale dans la magistrale trilogie de Christopher Nolan (qui est d’ailleurs ici crédité comme producteur exécutif), Affleck incarne ici un Bruce Wayne n’ayant pas à pâlir de son illustre prédécesseur grâce à une prestance d’homme mûr et un peu grisonnant qui en fait sans doute l’un des acteurs à qui le rôle va le mieux.

Gal Gadot ensuite, deuxième actrice la plus bankable depuis le succès massif du Wonder Woman de la réalisatrice Patty Jenkins. Elle campe ici une Diana Prince toute en naturel et en élégance qui doit être une chercheuse en archéologie fort bien payée puisqu’on la voit dépoussiérer une statue antique juchée sur un escabeau en robe de couturier du plus bel effet. L’actrice est talentueuse je crois que tout le monde en convient et sa place dans Justice League en tant que protagoniste principale semble couler de source. À tel point que la Warner a évincé l’un des producteurs de Wonder Woman 2 à sa demande express pour certaines raisons dont je ne parlerai pas ici.

En nouvelle recrue de la Justice League nous avons une autre tête connue, Jason Momoa, a.k.a Kahl Drogo de Game of Throne , qui cette fois ci n’a pas peur de l’eau puisqu’il interprète AquaMan /Arthur Curry, grand baigneur devant l’éternel. En homme poisson un peu rustre et beaucoup bodybuilder l’acteur fait très bien le job et réussit le pari de dé-ringardiser un des personnages réputés le plus kitsch et souvent moqué de l’univers DC à cause de ses tatouages Maori sur pratiquement tout le corps et sa dégaine de bûcheron-surfer-branché. Contrairement à ce que, il me semble, aurait voulu la prod il en ressort comme le perso cool du film.

Quand à Ray Fischer dans le rôle de Victor Stone/Cyborg, j’avoue que je n’ai pas grand chose à dire dessus, pas de problème mais rien de bien notable, un bon acteur je trouve.

Et Last But Least ( non je n’ai pas oublié le Not ) Ezra Miller dans le rôle du Flash. Vous l’aurez compris je n’ai pas du tout aimé ce perso. D’ailleurs je ne devrais pas écrire ça dans la présentation puisque c’est le personnage et non son interprète qui me déplaît. Le truc c’est que le personnage est tellement mal écrit et inconsistant et les trois ou quatre répliques où il pourrait à la limite un peu donner le change ne suffisent pas à le rendre sympathique.

Je m’explique. Déjà niveau implication Barry Allen/Flash accepte de rejoindre la Justice League juste parce qu’il trouve Batman « cool », c’est un peu juste mais bon, comme c’est le petit jeune de l’équipe il est forcément un peu con hein. Mais après il devient en quelque sorte le « comic relief  » du groupe, et c’est là que le bas blesse. On voit clairement que le film essaie de refaire sous les traits de Ezra Miller le SpiderMan du SpiderMan Homecoming de John Watts avec Tom Holland .

Mais là où ça marche avec Spidey, car c’est le personnage principal de son film et que celui prend donc le temps de le développer au delà de son aspect teenager qui s’extasie devant des super héros, le Flash lui ne sert qu’à essayer d’amuser la galerie en cumulant les clichés du geek associable et de l’ado en panique devant le sexe opposé. Si on ajoute sa tendance à exagérer les punchlines on obtient avec ce Flash un personnage qui non seulement ne sert à rien mais en plus ferait mieux de pas être là.

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Mais venons en au film en lui-même. Il s’ouvre sur une présentation des personnages en action efficace et stylée. Jusque là rien a dire ça fait son petit frisson aux moments voulus, rien de surprenant mais tout fonctionne. Recrutement des protagonistes en bonne et due forme, installation de leurs interactions récurrentes, apparitions du méchant-méchant (la preuve en est qu’il à un casque avec des cornes et même un menton à corne. Si vous connaissez quelqu’un possédant ces caractéristiques un conseil méfiez-vous) venu récupérer sur terre les « boites de pouvoir ». Si ça vous rappelle quelque chose c’est normal, c’est comme le tesseract (les pierres d’infinité sont un peu pareils aussi) dans les Avengers, ce n’est pas la seule similitude d’ailleurs.

Donc le méchant, en fait c’est pas un random méchant de l’espace, enfin presque pas, c’est… STEPPENWOLF (c’est fou le nombre d’extra terrestres aux noms à consonance anglo-saxonne quand même) venu voler les boites sur terre flairant l’aubaine à la mort de SuperMan…

ALERTE SPOILER. ALERTE SPOILER. ALERTE SPOILER

Spoiler

Et ouiiiiiiii comme vous êtes des petites malines et des petits malins vous n’aurez pas été sans noter que lorsque j’ai énuméré le casting Henry Cavill SuperMan/Clark Kent n’apparaissait pas. C’était par égard pour les quelques unes ou uns qui, malgré les petits cailloux qui s’élèvent magiquement de la tombe de ce bon vieux Kal’el à la fin de Batman V Superman, auraient pu douter deux secondes de sa résurrection. Après tout n’est ce pas le Jesus du panthéon DC ? Donc oui SUPERMAN REVIT et l’interprétation toute en mâchoires serrées de Henry Calvill est plutôt bonne et le kryptonien est bien incarné.

Cependant Superman se réveille vénère il n’a plus de souvenir. Cela le rend très chafoin d’avoir été tiré de sa tombe surtout par Batman avec qui il se souvient quand même un peu s’être fritter avant de mourir. S’ensuit donc une baston entre toute notre Justice League et lui pour essayer de le calmer mais rien n’ y fait. Heureusement Lois Lane es là et, comme l’amour est plus fort, les choses se calment. Lois & Clark partent se rabibocher à la campagne sur le terrain de la ferme Kent où ils mettent bien au clair le fait que l’espoir c’est mieux que le désespoir et la trouille.

Pendant tout ce temps SteppenWolf a mis la main sur les fameuses boites et s’apprête à conquérir le monde parce que c’est son grand kiff.

Toute la fin de Justice League consiste en une énorme bagarre entre SteppenWolf (interprété par Ciaran Hins), qui au détour d’une réplique nous apprend quand même qu’il est mandaté par Dark Seide dont il faut se méfier, ça va être le boss final. On l’a vu dans Batman VS Superman, et ses paradémons se retournent contre lui et entreprennent  de le bouffer. Le tout sur fond de vieille centrale nucléaire Russe désaffectée et en sauvant au passage une famille de paysans du coin. Bruce Wayne rachète la banque de la famille Kent pour lever l’hypothèque de leur ferme. Fin du film. 

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Mon avis sur Justice League

Justice League est un film cool, bien cool. Sans doute pas le film qui révolutionnera le genre des films de super héros c’est clair (vu que trop d’éléments viennent directement de la franchise Marvel). Plus que jamais dans ce film Bruce Wayne est un Tony Stark, Diana Prince adopte le style vestimentaire de la Black Widow Natasha Romanov (principalement pantalon en cuir et bottes), et comme dit plus haut, Le Flash est une copie raté du SpiderMan version SpiderMan Homecoming mélangé avec les fx de quicksilver dans X MEN.

Ce qui est dommage avec ça, c’est que le DC UNIVERSE au cinéma semble avoir renoncé à trouver son identité propre (plus sombre et sérieuse que celle de MARVEL). J’en veux pour preuve l’avalanche de punchlines bien « à l’américaine » dont regorgent les dialogues du film. Je veux dire trop de punchlines tuent la punchline à un moment. On croirait que les personnages ne savent pas se parler sérieusement deux secondes et même si certaines répliques m’ont faites rire à force elles ont eu tendance à me sortir du film dans les moments d’action.

Comme si le film me disait à l’oreille « Hey toi, la tu vois un moment dramatique, le sort du monde se joue à l’écran, mais n’oublie pas, c’est qu’un film hein 😉 « . Faut-il faire incomber cela au Fait que Snyder ait choisi de quitter le projet en court de route suite à de tragiques événements familiaux pour être remplacé par Josh Whedon à la touche beaucoup plus « Marvelienne  » ? Peut être bien.

En tout cas pour ma part je recommande d’aller voir ce film, qui, sans être indispensable tiens la promesse d’être un bon film de super héros.

Merci de votre attention c’était John Bog pour Avis Geek

À propos de l'auteur

John Bog
John Bog
Passionné depuis toujours d'audiovisuel japonais, de mangas, de cinéma et d'univers fictifs en général.
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