Salut Avigeekers,

Aujourd’hui, je vais vous proposer un article un peu spécial. Je suis fan de la saga Tekken, le seul jeu de baston où je suis plutôt bon (c’est sans doute pour ça). À l’époque j’ai bien dosé le 3.

Mes persos : Forest Law et Bryan Fury, mais il y en a beaucoup d’autres.

Il existe un anime de 1998 qui les mets en scène, et il m’a pris l’envie de voir, car à l’époque, j’étais passé à coté. Faut voir qu’à l’époque (l’âge sombre de l’avant internet), ce n’était pas si facile de se tenir au courant des sorties relatives aux franchises qui nous passionnaient, et encore moins d’y avoir accès. Nous allons en parler.

tekken

Donc c’est quoi Tekken The Animation (ou juste Tekken, je ne sais pas si le « the animation » à été rajouté pour la jaquette du DVD que j’ai mise en illustration, ou si il s’agit bel et bien du titre original) ?

Et bien déjà, il ne s’agit pas vraiment d’un film, mais d’un OAV, ou plutôt de deux OAV même, sortis en Janvier et Février 1998 et compilés à un moment ou à un autre, sans doute pour une sortie à l’internationale, mais là je suppute, corrigez-moi si je me trompe, en un seul film (chipotons pas sur les mots ) de 57 min.

Pour être honnête, je ne suis pas du tout sûr de ce que j’écris là, et corrigez-moi si je me trompe, mais à mon avis les OAV ont arrêté d’être indépendants l’un l’autre, pour être commercialisés en Europe. Comme ça se faisait parfois pour certaines œuvres, mais nous y reviendrons plus tard. C’est plutôt de l’anime en lui-même dont je vais vous parler d’abord.

Donc produit par Four Some et Sony Music entertainement et développé par le Studio Deen, à qui l’on doit Fruit Basket, et plus récemment la saison 2 de Log Horizon, Tekken The Animation est un Anime action/arts martiaux comme vous l’aurez compris. Et autant vous dire que je trouve qu’il a de la gueule.

tekken kazuya

SYNOPSIS

Heiachi Mishima, big boss de la multinationale de biotechnologie Mishima corporation, est déçu par son fils Kazuya. Il estime que c’est une victime, indigne de son nom quand il est enfant. Du coup, qu’à cela ne tienne, le père (accessoirement grand maître ultime des arts martiaux), prend son fils à deux mains (non pas pour le secouer), tout simplement pour le jeter d’une falaise devant sa petite copine Jun.

Pourquoi ?

Parce que c’est un vrai homme déjà, et aussi parce que pourquoi s’embarrasser d’un fastidieux sermon, quand on peut régler un problème d’éducation par un acte rapide, violent, définitif et radical ? On constate donc qu’Heihachi n’est pas adepte de la méthode Montessori.

15 ans plus tard, il décide d’organiser un tournoi réunissant les plus grands experts en arts martiaux du monde sur une île, parce qu’ en général, c’est là que ça se fait par convention depuis Operation Dragon.

Ce tournoi porte le nom de Tekken (le poing de fer), comme le genre de combat dont Heihachi est le grand maître, de la même façon que Ken est le grand maître du Hokuto. Autrement dit ça va tataner sévère. Mais des policiers-karaté s’infiltrent, Kazuya a survécu, et Heihachi a un plan secret. Ça grouille d’anguilles sous les rochers.

tekken team

SCENARIO

En fait, ce n’est pas officiellement Heiachi Mishima qui organise le Tekken, mais son autre fils, le digne, le bogoss Lee. Comme il se doit pour un fils de famille multimilliardaire, il se tape toutes les gonzesses. Il est accessoirement l’ex de Nina Williams la flic-karaté infiltrée et l’amant de Anna Williams sa sœur-karaté.

Donc la Nina Williams est mise en binôme par un genre de police du monde type interpol, avec Lei Wulong, un chinois expert en Kung Fu, pour aller s’infiltrer discrétos dans le tournoi, et voir un peu ce qui se trame (parce que quand même ça paraît louche toute cette histoire). Alors là, c’est dommage parce que dans le film à aucun moment Lei ne pratique sa fameuse boxe de l’homme saoûl , qui le rendait si marrant à jouer sur console.

TEKKEN LEI

Une fois sur la fameuse île, après avoir rencontré tout le casting, Lei qui est rusé, comme tout chinois qui se respecte, part essayer d’approcher en mode infiltration, tandis que Nina (parce que scénario), décide plutôt de participer à la bagarre.

Tout le casting ? Oui tous les persos jouables de Tekken à l’époque sont bien là, mais, et là quand même je m’insurge, quid de Law et Paul ? Ils sont bien présents sur la photo au début, mais ensuite ils disparaissent et on en entend plus parler, comme ce gamin qui était dans ta classe le premier jour à la rentrée, et qui n’est jamais revenu sans que personne t’expliques. Bizarre.

En fait ce tournoi, c’est une battle royale dans la jungle à laquelle on assiste. Les participants se tombent dessus les uns après les autres pour la castagne, donnant lieu à quelques passages tout à fait savoureux. Notamment Jack (prononcé Jâques dans la VF), le robot qui surgit de l’eau pour prêter main forte à Lei. Étonnamment, le mec (enfin le robot) est en métal, et doit peser une tonne, mais là ça va il nage au calme et se cache sous l’eau sans trop s’en faire de rouiller ou quoi. Autres moments délicieux (je les fais dans le désordre hein), Nina qui se retrouve dans la flotte avec Kazuya après l’explosion d’un immeuble (il lui dit va-t-en et elle part sous l’eau en apnée), l’apparition impromptue de Roger le Kangourou, j’en passe et des pas mûres…

TekkenTheMotionPicture

Un scénario certes anecdotique, mais pas pire que n’importe quel VanDamme, et en plus avec un vrai méchant charismatique en la personne de Heihachi Mishima, qui par le biais de ses gros sourcils pointus fait passer pour peu impressionnants Goldfinger, le docteur No, et tous les antagonistes de James Bond.

DESSIN

J’adore le style de dessin du film. On est encore à l’époque du tout celluloid, on a donc ce petit côté vintage pas dégueulasse. Graphiquement, c’est très stylé ce qui a été fait. Les hachures, les aspects crayonnés, donnent un bon dynamisme et un certain charme à ce que l’on voit à l’écran. Les personnages encore, leurs passages de la 3D à la 2D est tout à fait réussi. J’ignore qui est l’auteur des cara design, mais il a fait un super boulot, et les protagonistes bénéficient du coup d’épaisseur et de consistance visuellement.

ANIMATION

Et bien l’animation de Tekken the Motion est plutôt réussit, bien qu’on puisse regretter l’utilisation trop fréquente de plans fixes et de gros plans lors des actions. Mais franchement c’est plus qu’honnête. Tout le long il y a peu de plans avec des proportions bizarres, ou d’enchaînements de mouvements avec des frames manquantes. Nous avons affaire à une animation de qualité et on voit que le film a eu du budget.

OST

Petit bémol sur les musiques quand même, peu présentes pour ne pas dire inexistantes. Elles sont tout à fait oubliables quand elles interviennent, et s’apparenteraient plus à des nappes d’ambiances bizarres qu’à des musiques en soit. Voilà pour l’aspect technique, mais sinon, Tekken en film d’animation, c’est bien ?

CONCLUSION

Et bien oui Avigeekers, c’est franchement pas mal. Pour quiconque aime les animes de castagne Japonais et les films de tournois d’arts martiaux, il y a franchement moyen de passer un bon moment. Alors évidemment c’est loin d’être un chef d’oeuvre, mais les fans du jeu y trouveront leur compte. Violent à souhait, mais avec une fin, je dirai raffinée.

AVANT C’ETAIT MIEUX

Cette vidéo cassette fait du bien à voir. « Vidéo cassette, mais John Bog de quoi tu parles c’est quoi une cassette ?« 

Attends jeune Avigeeker je vais tout t’expliquer TKT.

télé phillips

En 1998, année où j’ai acheté cette télé pour la seule finale de la coupe du monde de foot que la France ait jamais gagné, c’était la fin du Club Dorothée et de la profusion d’animes à la télé. À cette époque pas d’internet, juste le support matériel. Et le support matériel à la fin des années 90 pour la vidéo, c’était la VHS et c’était cheeeer !

Imaginez-vous un monde où pour voir 50 min de japanime, il fallait débourser 500 Francs, soit à peut près 80 euros. Alors évidemment les copies pirates allaient bon train et les cassettes on se les prêtait. Mais tout de même, ce n’était pas simple de consommer de l’audiovisuel nippon à l’époque, vu les prix des imports.

En fait quand j’étais ado, il y avait principalement deux boîtes qui distribuaient des films et des séries adaptées de mangas en FranceKaze Animation et Manga Vidéo. Comme à l’époque le manga et l’animation étaient encore assez exotiques dans nos contrées, ces sociétés choisirent un axe assez étonnant pour communiquer sur leurs catalogues, la VIOLENCE !

L’idée était compréhensible, désaltérer la soif de sensations transgressives de nos chers pré-pubères. Mais on ne peut pas dire que cette communication (qui rajoutait de la confusion entre manga et anime et qui eut pour conséquence qu’encore aujourd’hui beaucoup de gens appellent un anime un manga), ait contribué à donner une image descente de cette production en France.

Mais nous autres, jeunes gens, étions friands  de ces plaisirs coupables à la Urostukodji.

https://www.youtube.com/watch?v=Qy5rL5rRbwI

C’était une bonne époque et Tekken le film en fait partie.

Merci de votre attention, c’était John Bog pour Avis Geek.

 

À propos de l'auteur

John Bog
John Bog
Passionné depuis toujours d'audiovisuel japonais, de mangas, de cinéma et d'univers fictifs en général.
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